À Souprosse, une famille perpétue le savoir-faire du "pastis landais"
À Souprosse, dans les Landes, rencontre avec Mathieu Marrocq, héritier d’une lignée de pâtissiers. Il retrace l’histoire du pastis landais, spécialité locale sucrée, et détaille un savoir-faire transmis depuis quatre générations. Entre tradition familiale et ancrage territorial, cette pâtisserie se distingue par son origine, ses ingrédients et ses techniques, souvent méconnus du grand public.
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Dans les Landes, une pâtisserie familiale raconte 80 ans de transmission artisanale.
Ce gâteau, historiquement associé aux mariages et aux communions, est avant tout un produit de partage, rappelle le pâtissier : « C’était le dessert des fêtes, qui rassemblait les gens ! » Aujourd’hui encore, il conserve cette dimension conviviale, notamment durant l’été dans les Landes.
Derrière cette tradition familiale se cache une spécialité souvent mal comprise. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, le pastis landais n’a rien à voir avec la boisson anisée, précise Mathieu Marrocq : « Le mot ‘‘pastis’’ vient du patois gascon et signifie mélange. » Il désigne ici l’assemblage d’un levain naturel avec une pâte à gâteau, à l’origine de sa texture et de sa levée.
Cette pâtisserie trouve ses racines dans un territoire rural où les ingrédients étaient facilement accessibles : œufs, farine, beurre dans les fermes locales. La proximité du port de Bayonne a également joué un rôle déterminant, souligne-t-il : « On avait accès au rhum et à la vanille ! » Ces arômes sont restés au cœur de la recette au fil du temps.
Si chaque fabricant possède sa propre version, tous s’accordent sur l’importance du geste et du temps : pétrissage, repos, cuisson. « On trouve autant de maisons que de recettes », résume Mathieu Marrocq. Un héritage vivant, façonné par les générations et ancré dans la culture landaise.