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Salon de Pékin : les marques européennes contraintes de se réinventer en Chine

Confrontés à l’offensive des marques chinoises de véhicules électriques, les constructeurs européens misent sur la localisation, les partenariats technologiques et l’innovation logicielle. À Pékin, Volkswagen, Audi, BMW ou Peugeot dévoilent des modèles et des stratégies conçus spécifiquement pour le marché chinois. Objectif : regagner du terrain dans un pays devenu central pour l’électrification, la conduite autonome et l’intelligence artificielle embarquée.

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Salon de Pékin : les marques européennes contraintes de se réinventer en Chine

Audi A6L électrique présentée au Salon de l’automobile de Pékin, développée pour le marché chinois

© Volkswagen AG
Le salon automobile de Pékin 2026 s’ouvre dans un contexte de forte pression pour les constructeurs européens, désormais challengés sur leur premier marché mondial par des marques chinoises plus rapides et plus compétitives sur l’électrique. Longtemps dominantes, les firmes occidentales ont vu leurs parts de marché reculer face à BYD, Xpeng ou Xiaomi.

Pour rester dans la course, les groupes européens adaptent leur stratégie. Volkswagen Group déploie à Pékin la plus vaste offensive commerciale de son histoire en Chine, avec plus de 20 nouveaux modèles électrifiés attendus sur la seule année 2026. « La Chine constitue un puissant moteur de notre transformation », affirme Oliver Blume, CEO du groupe, dans un communiqué, soulignant l’importance de la stratégie « en Chine, pour la Chine ».

Cette approche passe par des partenariats locaux renforcés. Volkswagen développe par exemple des modèles électriques avec Xpeng, tandis que BMW s’est associé au spécialiste chinois des batteries CATL. Audi, de son côté, utilise les systèmes d’aide à la conduite de Huawei et déploie sa marque AUDI, spécifiquement conçue pour le marché chinois.

Peugeot marque également son retour au salon de Pékin avec deux concept-cars, Concept 6 et Concept 8, illustrant sa volonté de montée en gamme et son ambition mondiale. "La Chine est un moteur majeur de notre transformation globaleé, déclare Alain Favey, CEO de Peugeot, mettant en avant l’électrification, l’innovation et le design comme piliers de la stratégie du constructeur.

Au-delà des modèles, l’enjeu est technologique. Intelligence artificielle embarquée, architectures logicielles, conduite autonome et mises à jour à distance sont devenues des critères décisifs pour les clients chinois. Autant de domaines dans lesquels les groupes européens tentent désormais de rattraper leur retard, sous peine de décrocher durablement sur un marché clé.

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