Produits bio : de fortes différences de prix selon les enseignes

Une enquête de Que Choisir Ensemble révèle que le prix des produits bio varie fortement d'une enseigne à l'autre. Réalisée dans plus de 600 magasins spécialisés et à partir de milliers de relevés en ligne, l'étude montre qu'un même panier peut coûter de 120 à 160 € selon les enseignes.

Publié le :

Produits bio : de fortes différences de prix selon les enseignes
2:51

Les écarts de prix dans le bio restent importants selon les magasins.

© Adobe Stock
Logo partenaire Que Choisir
Le prix demeure l'un des principaux freins à la consommation de produits biologiques. C'est ce qui a conduit ‘‘Que Choisir Ensemble’’ à mener une vaste enquête sur les tarifs pratiqués par les enseignes spécialisées et la grande distribution. Pour réaliser cette étude, les bénévoles de l'association ont parcouru plus de 600 magasins et analysé des milliers de sites de courses en ligne. L'objectif était de comparer un panier de 42 produits bio représentatifs de la consommation courante afin de mesurer les écarts de prix entre les différentes enseignes.

Les résultats montrent des différences significatives. Selon les calculs de l'association, le panier retenu coûte entre 120 et 160 € selon les distributeurs. « C'est quand même une différence majeure », souligne Elsa Abdoun. Certains produits affichent même des écarts particulièrement marqués. L'enquête cite par exemple les œufs bio français, dont le prix peut varier de près de 90% entre l'enseigne la moins chère et la plus chère. Même constat pour certains produits du quotidien comme le lait bio : « La même brique de lait demi-écrémé était 75% plus chère chez Naturalia que chez So.bio. »

Que Choisir Ensemble invite toutefois les consommateurs à ne pas tirer de conclusions hâtives à partir d'un produit isolé. « Il y a vraiment de grandes différences selon les rayons. » L'enquête montre ainsi que certaines enseignes peuvent être très compétitives sur les produits emballés mais moins avantageuses sur les fruits et légumes. Globalement, « quand on regarde le panier moyen, la grande distribution s'en sort mieux », explique Elsa Abdoun. En revanche, « quand on regarde les fruits et légumes, c'est l'inverse ».
00:00 / 00:00

Pour approfondir le sujet

Flux RSS

Partager cet article

À découvrir sur le même thème