ÉCOUTER

Prendre rendez-vous chez un dermatologue devient mission impossible en 2026

Selon une enquête menée par les associations locales de l'UFC-Que Choisir, trouver un dermatologue relève toujours du défi. Plus de 700 cabinets ont été contactés : seuls 18% ont accepté de donner un rendez-vous, souvent à plus de 3 mois. La baisse du nombre de spécialistes, les inégalités territoriales et l’essor des actes esthétiques aggravent la situation, alors même que les cancers de la peau progressent fortement.

Publié le :

Prendre rendez-vous chez un dermatologue devient mission impossible en 2026
3:35

Obtenir un rendez-vous en dermatologie reste extrêmement difficile en ce début d’année.

© Adobe Stock
Logo partenaire Que Choisir
Pour expliquer les délais d’attente interminables en dermatologie, Fabienne Maleysson, journaliste pour le magazine Que Choisir, pointe d’abord une cause structurelle : il n’y a tout simplement plus assez de spécialistes. « C’est la spécialité où la densité de médecins par patient a le plus diminué », observe-t‑elle. Les disparités territoriales sont particulièrement marquées. « Dans certains départements, il n’y a plus aucun dermatologue », rappelle-t‑elle, soulignant une fracture géographique nette.

Sur les plateformes de prise de rendez-vous en ligne, la situation demeure bloquée : nombreux cabinets affichent ‘‘ne prend pas de nouveaux patients’’ ou aucune disponibilité visible. Le téléphone ne résout pas le problème. Selon l’enquête, « dans la moitié des cas, l’appel n’aboutit pas ». Lorsque le contact est établi, seuls 18% des cabinets acceptent de proposer un rendez-vous. Dans les 82% restants, aucune solution n’est possible. Et quand une date est obtenue, l’attente dépasse très souvent les 3 mois. « Dans certains départements, cela peut aller jusqu’à 9 mois », rapportent également les médecins hospitaliers interrogés.

La situation risque encore de se dégrader dans les prochaines années. Selon la Société française de dermatologie, près de 40% des praticiens cesseront leur activité d’ici 2030, essentiellement pour partir à la retraite. La situation est d’autant plus préoccupante que les cancers de la peau progressent rapidement. Un autre élément pèse lourd : l’importance des actes esthétiques dans l’activité quotidienne. Plusieurs acteurs proposent de revaloriser la dermatologie médicale pour rééquilibrer l’offre, mais les pistes concrètes restent limitées.
00:00 / 00:00

Pour approfondir le sujet

Flux RSS

Partager cet article

À découvrir sur le même thème