Patients : Les mineurs ont plus de droits qu'on ne le croit dans le domaine médical
Droit à l’information, droit au silence, droit d’exprimer son avis : les mineurs méconnaissent souvent leurs droits dans le monde médical. Ils figurent pourtant dans le code de la santé publique.
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Les droits des mineurs figurent expressément dans le code de la santé publique.
Juliette Legros, qui précise que le mineur peut être accompagné d'une personne majeure de son choix, pour ne pas rester seul dans son parcours de soins : « Un enfant mineur peut s'opposer à l'information de ses parents, lorsqu'il souhaite garder le secret sur un acte médical ou sur un état de santé. Donc, malgré le principe général selon lequel les parents doivent être associés aux décisions médicales concernant leur enfant, la loi prévoit cette exception. La plupart du temps, ce droit au silence s'applique quand il est question de contraception, grossesse, interruption volontaire de grossesse, dépistage du VIH, prise en charge de consommation de substances, mais aussi plus largement dans toute situation dans laquelle le mineur estime que l'information de ses parents pourrait lui porter préjudice. »
Enfin, dans le cas du mineur émancipé, ce dernier ne vit plus avec sa famille et est affilié personnellement à l'assurance maladie, il peut donc décider seul de sa prise en charge médicale. Aucune distinction n'est opérée selon l'âge ou le degré de maturité de l'enfant. Dans ce cadre précis, le secret médical prime sur l'autorité parentale et le médecin est tenu d'appliquer ces dispositions.