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L'heure d’été c'est ce week-end : Pourquoi ça continue malgré la fin votée en 2019 ?

Le passage à l’heure d’été intervient ce week-end, faisant perdre une heure de sommeil. Initialement instauré au milieu des années 1970 pour économiser l’électricité en profitant de la lumière naturelle, le changement d’heure a aujourd’hui un impact très limité : les technologies d’éclairage consomment bien moins qu’à l’époque. Malgré un vote européen en 2019 pour supprimer ce système, aucun accord politique n’a abouti. Le rituel de mars et d’octobre reste donc en vigueur.

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L'heure d’été c'est ce week-end : Pourquoi ça continue malgré la fin votée en 2019 ?
Ce week‑end, les Français passent de nouveau à l’heure d’été. Dans la nuit de samedi à dimanche, les horloges avancent d’une heure : à 2 h, il sera 3 h. Le changement s’accompagne de la traditionnelle perte d’une heure de sommeil, avant d’en « regagner » une en octobre lors du retour à l’heure d’hiver.

Ce mécanisme s’est installé durablement depuis son introduction en 1975‑1976, après le premier choc pétrolier. À l’époque, l’électricité dépendait encore fortement du fioul. Avancer les journées devait permettre de réduire l’éclairage artificiel en soirée et de maîtriser la consommation. Cette logique a ensuite été harmonisée à l’échelle européenne en 1998.

Aujourd’hui, son efficacité énergétique est devenue bien moindre. Les progrès technologiques ont profondément modifié les usages, notamment l’arrivée massive des ampoules basse consommation puis des LED. L’éclairage, autrefois très gourmand, ne représente plus qu’une part réduite de la consommation domestique. Les études récentes montrent des gains faibles, parfois nuls, voire compensés par d’autres effets, comme l’usage accru de climatisation lors des soirées d’été plus longues.

En 2019, l’Union européenne a voté la fin du changement d’heure saisonnier, en laissant chaque État choisir une heure permanente. Mais les gouvernements ne sont jamais parvenus à un accord commun. Certains privilégiaient l’heure d’été, d’autres l’heure d’hiver, ce qui risquait de créer des décalages multiples entre pays voisins. Le dossier est resté en suspens, notamment après la pandémie de Covid et les crises énergétiques successives.

Résultat : malgré une utilité réduite et une réforme votée mais jamais appliquée, l’Europe continue de changer d’heure deux fois par an. Ce week‑end encore, la soirée gagnera en luminosité, mais sans réel impact sur la facture d’électricité.

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