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Pêcheurs, agriculteurs, transporteurs : les filières aidées face à la flambée des carburants

Face à l’envolée des prix des carburants, le gouvernement prévoit des aides "ciblées" pour les filières les plus exposées. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, interrogé par l’AFP, a indiqué que pêcheurs, agriculteurs, transporteurs ou encore professionnels de zones insulaires bénéficieront de dispositifs mensuels et ajustables. L’exécutif exclut toutefois toute mesure générale, invoquant un déficit public élevé.

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Pêcheurs, agriculteurs, transporteurs : les filières aidées face à la flambée des carburants

Distributeurs de carburants : illustration

Le gouvernement affine sa stratégie face à la flambée des prix des carburants. Ce vendredi soir, plusieurs ministres doivent détailler une série d’aides destinées exclusivement aux secteurs les plus touchés. Interrogé par l’AFP en amont d’une réunion à Bercy, le Premier ministre Sébastien Lecornu a insisté sur la nécessité de cibler ces soutiens pour préserver certaines activités fragilisées.

Selon lui, pêcheurs, agriculteurs et transporteurs figurent parmi les professions les plus exposées à la hausse du coût du gazole. Certaines zones géographiques devraient également bénéficier de mesures spécifiques, notamment les territoires insulaires comme la Corse ou les outre-mer, où la dépendance énergétique est plus marquée. « L’enjeu est de savoir comment on fait pour que l’activité ne s’arrête pas », a expliqué le chef du gouvernement, tout en rappelant que ces dispositifs seront « mensuellement renouvelables » et ajustés selon l’évolution du contexte international.

Ces aides ne prendront toutefois pas la forme d’une enveloppe générale. « Non, quand on est à 5,1 % de déficit, il n’y a pas de cagnotte », a rappelé Sébastien Lecornu, écartant toute mesure de soutien massive ou universelle. Il a également critiqué « ceux qui nous ont fait la leçon sur le déficit » et réclament désormais « des chèques à l’aveugle ».

Le ministre de l’Économie Roland Lescure a confirmé cette ligne restrictive. Lors d’un point presse, il a rejeté l’idée d’une baisse des taxes sur les carburants, défendue par le Rassemblement national, ou d’un blocage des prix, proposé par La France insoumise. Selon lui, les mesures générales sont « inefficaces », « coûteuses » et « souvent contre-productives ».

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