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Héléna : de la Star Academy aux Victoires de la musique

La chanteuse revient sur une année 2025 marquée par le succès : Victoire de la musique pour ''Mauvais garçon'', album certifié platine, tournée complète. Elle évoque ses chansons intimes, sa relation au public, et l’impact inattendu de ses titres sur toute une génération.

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Héléna : de la Star Academy aux Victoires de la musique
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La chanteuse a marqué l'année 2025, avec un 1er album à succès et de multiples récompenses reçues.

© Bob Jeusette
La chanson ‘‘Mauvais garçon’’ d’Héléna, primée aux récentes Victoires de la musique, s’impose comme un titre majeur de la scène pop francophone. Avec plus de 59 millions d'écoutes sur Spotify, cette chanson s’inscrit dans une année dense pour la chanteuse belge, dont le premier album, ‘‘Hélé’’, a été certifié disque de platine. Une reconnaissance qu’elle dit vivre avec recul : « Ce succès m'échappe un petit peu, mais ce n'est pas une mauvaise chose. »

Restée proche de ses repères, Héléna explique maintenir un équilibre essentiel dans cette période d’exposition médiatique : « Je suis restée très proche des gens que j'aime, de mes amis, de ma famille. […] Ça aide à garder les pieds sur terre. »

La chanteuse revient sur la réédition ‘‘Hélé 2’’, enrichie de 5 nouveaux titres, dont ‘‘Loin de toi’’, ‘‘Capuche’’ ou ‘‘Maman s’inquiète’’. Écrire des textes personnels s’est imposé naturellement : « Je n'avais jamais écrit de chanson avant et je suis quelqu'un d'assez ouverte, donc je me suis mise à écrire sur mes propres expériences. » Sa sincérité a trouvé un écho important auprès du public, notamment avec ‘‘Summer body’’ : « Je ne pensais pas qu’une simple chanson pouvait vraiment avoir un impact réel dans la vie des gens. »

Le morceau ‘‘Capuche’’ aborde, lui, une problématique quotidienne pour de nombreuses femmes : le harcèlement de rue. Héléna y mêle également son expérience de nouvelle figure publique : « Avec parfois le comportement peu agréable de certaines personnes qui me reconnaissent. » Elle interroge surtout un déséquilibre persistant : « Pourquoi ce sont nous, les femmes, qui devons nous cacher et pas eux, les harceleurs ? »

Sa tournée reprend au printemps, marquée par des passages dans plusieurs Zénith et festivals. Le rapport au public continue de la surprendre : « Je suis une éponge à toutes leurs émotions. » L’intensité collective de ses concerts demeure pour elle une source d’étonnement : « Le bruit qu'une salle peut faire, c'est assez impressionnant. »
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