ERA fête ses 30 ans de carrière avec un nouvel album
30 ans après ''Ameno'', Eric Lévi revient avec ''ERA VIII''. Le compositeur raconte la genèse d’ERA, son parcours du hard rock à la musique de film, ses sources d’inspiration médiévales et spirituelles, et évoque un nouveau spectacle et une tournée à venir.
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Le groupe vient de sortir son 8ᵉ disque.
© Alexandr KlemensDe retour en France, il s’oriente vers la musique de film, notamment avec ‘‘Les Visiteurs’’, de Jean-Marie Poiré. Une étape déterminante qui lui permet de financer la naissance d’ERA tout en restant volontairement en retrait : « À l'époque, je n'étais ni acteur ni chanteur, l'ombre m'allait bien ! »
L’idée d’ERA s’impose comme un projet à part, sans figure vocale identifiée, construit autour d’un univers sonore et visuel fort. Eric Lévi décrit une musique pensée comme une épopée, indépendante des codes de la chanson : « Je voulais vraiment que l'ADN du projet soit un son de chorale, un esprit assez film d'aventure. » Le nom ERA s’inscrit dans cette volonté d’évocation et de puissance symbolique, à la croisée du temps et de l’imaginaire. La dimension spirituelle reste d'ailleurs un pilier du projet, expliquant son écho particulier hors de France, notamment en Amérique latine.
L’inspiration d’ERA ne puise pas dans le quotidien mais dans la littérature, la musique classique et les univers médiévaux et fantastiques, encore marginaux à l’époque du premier album.
Dans ‘‘ERA VIII’’, le nouvel album, Eric Lévi revendique un retour à l’essence du projet, avec des mélodies percutantes et une place centrale accordée aux voix, dont une reprise, rare dans sa discographie, de la chanson ‘‘Everything's gonna be alright’’, du groupe Sweetbox dans les années 90 : « J'avais toujours en tête cette œuvre de Bach, la suite N°3 en ré majeur. J'ai voulu proposer une nouvelle version de ce thème. »
Enfin, ERA se vit aussi sur scène, dans un format proche de l’opéra, mêlant rock et classique, avec une nouvelle tournée déjà en préparation pour 2028.