Crédits frauduleux : le long combat des victimes d’usurpation d’identité

Alors que les données personnelles circulent de plus en plus sur internet, les cas d’usurpation d’identité se multiplient. Arnaud de Blauwe, rédacteur en chef du magazine Que Choisir, alerte sur les conséquences parfois lourdes pour les victimes, confrontées à des crédits frauduleux ou à des démarches administratives complexes. Il rappelle également quelques précautions à adopter pour limiter les risques.

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Crédits frauduleux : le long combat des victimes d’usurpation d’identité
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L’essor des démarches en ligne accentue les risques d’usurpation d’identité.

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L’usurpation d’identité n’est pas un phénomène nouveau, mais l’essor du numérique semble lui offrir un terrain particulièrement favorable. Arnaud de Blauwe, rédacteur en chef de Que Choisir, souligne que la circulation toujours plus importante des données personnelles augmente les risques de fraude. À cela s’ajoute la multiplication des démarches dématérialisées, qu’il s’agisse de demandes de documents officiels, de souscriptions de crédits ou encore de formalités administratives. Les conséquences peuvent être lourdes.

« C’est extrêmement compliqué à vivre et extrêmement compliqué de sortir de cette ornière », souligne-t-il. Face à ces risques, la vigilance reste de mise. Le rédacteur en chef de Que Choisir recommande de limiter autant que possible la diffusion de documents personnels. Il cite notamment certaines fausses annonces de location immobilière dont l’objectif n’est pas de louer un logement mais de récupérer des pièces d’identité, justificatifs de domicile ou bulletins de salaire. Ces documents peuvent ensuite être utilisés pour monter des dossiers frauduleux.

Dans son numéro de novembre, Que Choisir raconte l'histoire d'un homme dont l'identité a été utilisée pour souscrire un crédit à son insu. Après avoir refusé de rembourser un prêt qu'il n'avait jamais contracté, il s'est retrouvé fiché pour incident de paiement au moment même où il avait besoin d'emprunter pour acheter un bien immobilier. « Le problème, c'est que pour être retiré du fichier, il fallait qu'il rembourse un crédit qu'il n'avait jamais souscrit », explique Arnaud de Blauwe. Face à cette situation, la victime a fini par régler la somme demandée. Ce n’est qu’après plusieurs mois et l’intervention de l’association de consommateurs qu’il a obtenu le remboursement des sommes versées.
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