La Suède et le Danemark restent les meilleurs élèves et conservent les routes les plus sûres de l’UE, avec respectivement 19 et 24 décès par million d’habitants. À l’inverse, la Bulgarie, la Roumanie et la Croatie enregistrent les taux les plus élevés. La moyenne européenne s’établit à 43 décès par million d’habitants.
La situation française apparaît moins favorable.
Avec 49 décès par million d’habitants, le pays dépasse la moyenne de l’UE. Les accidents mortels y concernent proportionnellement davantage les usagers des routes rurales et les conducteurs de deux-roues motorisés que dans l’ensemble de l’Union.
Autre signal préoccupant : entre 2019 et 2025, le nombre de tués sur les routes françaises a augmenté de 1%, alors que l’Union européenne vise une réduction de 50 % des décès et des blessés graves d’ici à 2030. Les données provisoires du premier semestre 2026 montrent également une hausse du nombre de victimes par rapport à la même période de l’année précédente.
À l’échelle européenne, les premiers chiffres de 2026 restent toutefois encourageants, plusieurs pays ayant enregistré une baisse de plus de 5% de la mortalité routière au cours des six premiers mois de l’année. Ces résultats seront au cœur de la conférence européenne sur la sécurité routière prévue le 23 novembre prochain à Bruxelles, à mi-parcours de la stratégie décennale de l’Union européenne.