Sécurité routière 2025 : une année noire
Avec 3513 morts en 2025, la sécurité routière connaît une année difficile marquée par une nette hausse des décès, notamment parmi les nouvelles mobilités. Marie‑Pierre Vedrenne, Ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, dénonce des comportements à risque en forte augmentation. Le protoxyde d’azote apparaît dans un nombre croissant d’accidents graves.
Publié le :
3513 personnes sont décédées, l'an dernier, sur les routes de France métropolitaine ou d’outre-mer.
Cette hausse reflète, selon Estelle Balit, déléguée interministérielle à la sécurité routière, une perception erronée du risque. « C’est un mode de déplacement très prisé des jeunes, qui pensent que ce n’est pas dangereux », observe‑t‑elle. Elle déplore la multiplication des usages à plusieurs sur un même engin, le port d’écouteurs, « totalement interdit », rappelle‑t‑elle et le faible recours au casque. Autant de facteurs aggravants dans un contexte où ces mobilités se sont massivement généralisées.
Les automobilistes restent toutefois les principaux concernés par les accidents mortels. Un phénomène nouveau inquiète particulièrement les autorités : la présence croissante du protoxyde d’azote dans les collisions graves. Pour Nathalie Milan, experte en toxicologie au sein de la police scientifique, « conduire sous protoxyde, c’est conduire aveugle ». Elle appelle à cesser de banaliser ce produit. Malgré ces signaux alarmants, la substance n’est pas considérée comme un stupéfiant. Pour de nombreuses familles touchées, cette situation est devenue insupportable.
Dans ce tableau sombre, un indicateur se démarque : les deux‑roues motorisés enregistrent une baisse du nombre de morts. En 2025, 691 usagers ont été tués, soit 29 de moins qu’en 2024.