Mathilde Beaussault : "Je m'interrogeais sur la capacité à être mère"
Avec ''Les Saules'', Grand Prix de littérature policière et Prix du jury du polar L’Humanité, l'autrice rennaise a su montrer dès son premier livre l'étendue de son talent... talent qu'elle confirme aujourd'hui avec ''La colline'' paru au Seuil.
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Tous ces protagonistes sont devenus des voix de ‘‘La colline’’ à côté de celle de Monroe, la mère de ce bébé jeté à la poubelle, dont le lecteur découvre petit à petit l'histoire sidérante. « Je m'interrogeais sur la capacité à être mère. Est-ce que c'est une capacité qui nous est transmise par notre propre maman ? Et j'avais envie d'écrire autour de la transmission transgénérationnelle, sur ce qui est transmis et surtout sur ce qui ne l'est pas. »
Pour construire son histoire, l'autrice a également convoqué des lieux qui lui sont chers et des souvenirs personnels, le personnage de la grand-mère dans le livre emprunte beaucoup à sa propre aïeule. ‘‘La colline’’ brille par ailleurs par sa construction remarquable, alors même que l'autrice n'avait aucune idée de la fin de son histoire en démarrant l'écriture. Mais petit à petit, le destin de sa jeune Monroe s'est imposé à elle. « Je l'ai entourée de toute la bonté du monde pour tenter de dire l'innommable. »