Covoiturage, cars, bus à la demande : ces mobilités alternatives qui séduisent de plus en plus
Face à la saturation des axes routiers, les mobilités alternatives se développent partout en France. Le covoiturage domicile‑travail, encouragé par l’ADEME, pourrait réduire jusqu’à 40 % du nombre de véhicules sur certains axes saturés.
Sur la Côte d’Azur, des salariés témoignent de cette pratique devenue quotidienne. En parallèle, les cars longue distance et les services de bus à la demande progressent, notamment dans les zones moins bien desservies par les transports traditionnels.
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Un parking de covoiturage : illustration
© VINCI AUTOROUTESSur la Côte d’Azur, Thierry, Christian et Gilbert, trois salariés travaillant dans la même entreprise, ont adopté le covoiturage depuis plusieurs années. « C’est évident qu’on a intérêt à se regrouper tous ensemble, ça fait du gain de temps, du gain d’argent et c’est plus sympa », explique l’un d’eux. Malgré les bouchons, « ça reste super intéressant » et permet de « faire passer le temps », souligne un autre covoitureur, qui regrette toutefois le manque de parkings à proximité des autoroutes pour développer davantage cette pratique.
Autre solution en pleine progression : les cars longue distance proposés par BlaBlaCarBus, Alsa ou Flixbus. « On a des cars qui peuvent accueillir entre 50 et 80 personnes. On remplace environ 25 à 30 voitures sur la route », explique Charles Billiard, porte-parole de Flixbus.
Si ces cars sont légalement cantonnés aux trajets de plus de 100 kilomètres, certains usagers les utilisent néanmoins pour leurs déplacements professionnels, notamment sur des liaisons comme Rouen-Paris, Lille-Paris ou encore Grenoble-Lyon. Enfin, les services de bus à la demande apparaissent comme une alternative complémentaire, en particulier dans les zones moins bien desservies par les transports classiques.