Autoradios obligatoires : le Sénat veut garantir l’accès à la radio dans toutes les voitures neuves

Alors que la radio reste un média incontournable pour s’informer, notamment sur les conditions de circulation, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à accompagner sa transition numérique et à garantir sa présence dans les véhicules neufs.

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Autoradios obligatoires : le Sénat veut garantir l’accès à la radio dans toutes les voitures neuves

L'autoradio permet de s'informer en voiture

Chaque jour, près de 38 millions de Français écoutent la radio. Malgré cette large audience, le média connaît une baisse progressive de son écoute, avec un recul de 18% entre 2015 et 2025, particulièrement marqué chez les plus jeunes. Pour répondre à cette évolution, les sénateurs ont adopté en première lecture un texte qui doit ensuite être examiné par l'Assemblée nationale.

Un récepteur radio obligatoire dans les véhicules neufs


La mesure la plus emblématique prévoit d'imposer aux constructeurs automobiles l'installation d'un récepteur FM ou DAB+ dans tous les véhicules neufs commercialisés en France.
Cette disposition répond aux inquiétudes des radios publiques, privées et associatives, qui constatent que certains modèles importés, notamment d'origine américaine ou chinoise, ne proposent plus systématiquement la réception radio hertzienne. Un enjeu majeur puisque près d'un tiers de l'écoute de la radio s'effectue en voiture.

Pour les automobilistes, cette obligation vise à garantir un accès simple et immédiat à l'information, notamment lors des trajets quotidiens, mais aussi en situation d'urgence ou de catastrophe naturelle, lorsque les réseaux mobiles peuvent être perturbés.

Accélérer le passage au DAB+


Le texte veut également accélérer le développement du DAB+, la radio numérique terrestre. Les fabricants de postes radio auraient deux ans pour rendre compatibles leurs équipements avec cette technologie.
L'objectif s'inscrit dans la perspective d'une généralisation de la diffusion numérique à l'horizon 2033.

Le texte doit désormais être examiné par l'Assemblée nationale avant une éventuelle adoption définitive.

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