"Sir !" : l'album so British d'Astrig Siranossian

La violoncelliste explique ce qui se cache derrière le titre de son nouvel album, qui reprend également les trois premières lettres de son nom de famille.

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"Sir !" : l'album so British d'Astrig Siranossian
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Un album consacré aux compositeurs anglais ayant composé pour violoncelle.

© Fabien Perrot
‘‘Sir’’, le titre qui anoblit un citoyen britannique. Le titre aussi du nouvel album (le 5ᵉ) de la violoncelliste française Astrig Siranossian, paru chez Alpha Classics. Derrière le nom de cet album, il y a plusieurs ‘‘Sir’’. Tout d'abord Sir John Barbirolli, musicien et chef d'orchestre anglais, qui a joué le violoncelle de 1756 que joue aujourd'hui Astrig Siranossian. Il y a aussi Sir Edward Elgar dont le Concerto pour violoncelle est la pièce centrale de l'album. Et enfin un autre Britannique : Benjamin Britten, auteur de la Sonate Opus 65, présente sur le disque, mais qui lui, a refusé ce titre de noblesse.

Le Concerto pour violoncelle d'Elgar, interprété ici par l'artiste aux côtés du London Symphony Orchestra sous la direction de François-Xavier Roth, a été créé au lendemain de la Grande Guerre, en 1919. Elgar, « comme tout homme de son âge, anglais ou européen, avait vu des horreur. Et ce Concerto est le moyen d'exprimer ce que les mots ne pouvaient pas dire. Toute la palette des émotions qu'une personne peut t ressentir au lendemain d'une guerre. Donc l'œuvre commence par un grand cri de désespoir. Et ensuite on déroule un petit peu, on essaie d'apporter de la légèreté, quelque chose de tendre. Dans ce Concerto, il y a ce besoin à la fois de puissance, mais aussi d'élévation et d'évasion peut être, mais tout en étant très ancré dans une époque », déclare la violoncelliste.

« J'ai trouvé ça assez intéressant à la fois de mettre sur le disque un Concerto d'Elgar, qui reste dans une écriture très classique du violoncelle, très romantique disons, aux côtés de la Sonate de Britten, en cinq mouvements, qui va vraiment explorer à la fois le côté percussif de l'instrument, vocal aussi, et également les effets un peu spéciaux comme les harmoniques, les glissés. Puis à travers cette rencontre avec le violoncelle de Sir John Barbirolli, je trouvais pertinent de montrer sur un album toutes les palettes possibles du violoncelle. »
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