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"Permis de détruire" : Kad Merad entre clichés corses et message universel

L’acteur revient sur les clichés autour de la Corse utilisés dans le nouveau film d'Éric Fraticelli, qu’il perçoit comme un moyen d’aborder les différences culturelles et les rapprochements entre régions. Il évoque aussi la route, le voyage, la gastronomie et l’importance de l’ouverture aux autres.

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"Permis de détruire" : Kad Merad entre clichés corses et message universel
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L'acteur évoque une comédie qui joue des clichés pour mieux les dépasser.

© Marvelous Productions - PAN Cinéma - France 3 Cinéma - Les Improductibles
Dans ‘‘Permis de détruire’’, la nouvelle comédie réalisée par Éric Fraticelli, Kad Merad incarne un psy débarquant en Corse, plongé dans un univers marqué par les clichés locaux. Pour l'acteur, ces stéréotypes ne sont pas une fin en soi : « La comédie fonctionne parce qu’il y a cette différence de région, de tradition. » Il précise que ces clichés, comme dans ‘‘Bienvenue chez les Ch’tis’’, sont « abattus les uns derrière les autres » pour finalement laisser place à « l’émotion, la joie et la bonne humeur ». L’opposition entre Corses et continentaux sert ainsi de moteur narratif.

Face aux caricatures évoquées (accueil rustre, routes dangereuses ou traditions ancrées) l’acteur insiste sur leur rôle de point de départ : « Ce sont des prétextes pour mieux se comprendre les uns les autres. » Le film cherche ainsi à toucher à des notions plus larges, comme l’identité et le régionalisme, dans une approche accessible.

Kad Merad, qui se présente comme un motard et un routier, élargit cette réflexion à l’expérience du voyage. Selon lui, découvrir une région implique de « se laisser guider » et d’accepter ses spécificités, comme à l'époque où il partait avec la fratrie dans le sud de l'Espagne, sans climatisation, à bord de la voiture familiale. « Il y a souvent un bon accueil quand on cherche pas trop à imposer », observe-t-il. Il voit dans cette démarche une ouverture d’esprit essentielle : « Le voyage ça nous ouvre le cœur aussi ! »
Revenant sur sa rencontre avec le réalisateur, il raconte : « On a fait un tour de Corse en moto tous les 3 », avec Patrick Bosso, une expérience fondatrice dans leur collaboration.

Enfin, l’acteur met en avant la richesse des régions françaises, notamment à travers la gastronomie, qu’il considère comme un fil conducteur commun. « Traverser la Bourgogne en autoroute, c’est merveilleux », confie-t-il, évoquant ces paysages qui l’ont même conduit à s’y installer et où il passera l'été à réviser le spectacle qu'il jouera à la rentrée aux côtés de Michèle Laroque. La Corse, souvent réduite à sa charcuterie dans l’imaginaire collectif, offre selon lui une diversité culinaire qu’il a pu découvrir lors du tournage.
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